Alessio Tellatin, diplômé du master en Sociologie
Alessio Tellatin a été diplômé d'un master en Sociologie en 2024. Après avoir effectué une mission au pôle Liège-Luxembourg, c'est dans le monde syndical qu'il évolue aujourd'hui.
Emploi : Secrétaire permanent/responsable syndical à la CSC services publics
Secteur public
Employeur : Confédération des syndicats chrétiens (CSC)
En quoi consiste votre travail ?
Mon travail consiste à fédérer et accompagner les délégués syndicaux issus de différentes entreprises afin de renforcer leur action collective. Je les aide à faire valoir leurs droits et leurs revendications face à leur direction, mais aussi auprès du monde politique et institutionnel.
L’objectif principal est de favoriser le dialogue social, d’améliorer les conditions de travail et de défendre les intérêts des travailleurs.
Je travaille en équipe, en collaboration avec d’autres responsables syndicaux, mais également en lien direct avec les délégués de terrain. Le poste implique de nombreux contacts extérieurs : entreprises, partenaires sociaux, institutions publiques et parfois les médias, selon les actions menées.
Quels ont été les apports de votre formation dans votre vie professionnelle ?
Ma formation en sociologie m’apporte énormément au quotidien. Elle me permet d’analyser avec recul les situations sociales et professionnelles auxquelles je suis confronté. Dans mon métier, je rencontre des parcours et des vécus très divers, parfois complexes, qu’il faut savoir écouter, comprendre et relier entre eux pour construire une action collective cohérente.
Les compétences que je mobilise le plus sont la capacité d’analyse, l’écoute active, la compréhension des dynamiques sociales et la communication. La sociologie m’aide à donner du sens aux situations et à proposer des stratégies adaptées aux réalités du terrain.
Qu'auriez-vous envie de dire à un·e étudiant·e qui termine un master à la Faculté et va bientôt entamer sa vie professionnelle ?
Je lui dirais de ne jamais cesser d’être sociologue, même après l’obtention du diplôme. La curiosité intellectuelle est une force : continuer à se documenter, à lire des ouvrages et des articles sociologiques sur les thématiques qui l’intéressent.
Ces lectures nourrissent la réflexion et offrent souvent une longueur d’avance, car elles transmettent des expériences concrètes et des analyses fines du monde social. L’expérience professionnelle s’acquiert avec le temps, mais la compréhension des enjeux humains et sociaux est un atout précieux dès le début de carrière. Elle permet de mieux cerner les réalités des postes visés et d’adopter un regard critique et constructif sur son environnement professionnel.
Quels sont les postes que vous avez occupés précédemment depuis la fin de votre formation ?
J’ai d’abord occupé le poste de chargé de mission au Pôle académique Liège-Luxembourg, où j’ai principalement contribué à la mise en place et à la coordination du programme Relance. Ce dispositif visait à accompagner les jeunes étudiant·e·s en réorientation afin de les aider à faire des choix éclairés, en collaboration avec les acteurs de l’enseignement et de la formation de la région liégeoise.
J’y ai assuré la coordination de groupes de travail, l’organisation de réunions, ainsi que le suivi et le développement des projets. J’ai également conçu et mis en œuvre un dispositif d’évaluation pour mesurer l’impact des actions menées.
Ce fut une très chouette expérience qui m'a appris l'importance pour moi d'évoluer dans une fonction au sein de laquelle le contact social est très présent.
Comment s'est déroulée votre recherche d'emploi ?
Frustrante. J’avais peur de postuler à des postes qui me semblaient trop éloignés de la sociologie, craignant de ne plus pouvoir approfondir mes connaissances dans ce domaine.
Avec le temps, j’ai compris que les compétences acquises en sciences humaines et sociales sont transférables et valorisées dans de nombreux métiers. Le regard analytique, la compréhension des rapports sociaux et les capacités d’écoute sont utiles dans presque tous les contextes professionnels.
Finalement, j’ai réalisé qu’il y a toujours une place pour la sociologie, quelle que soit la fonction exercée. Il suffit de savoir mobiliser ses outils et sa sensibilité sociologique au service de son travail.
Mise à jour septembre 2025
